Agnès Varda

Les trois vies d’Agnès Varda...

Née à Ixelles (Bruxelles) en 1928, Agnès Varda passe sa petite enfance en Belgique avec ses quatre frères et soeurs. La guerre en 1940 pousse la famille jusqu’au sud de la France. Adolescence à Sète puis à Paris – baccalauréat – cours à l’École du Louvre et le soir à l’École de Vaugirard en section photographie.

Depuis 1951, elle vit à Paris 14e, rue Daguerre. Mariée avec le cinéaste Jacques Demy (disparu en 1990), elle a élevé avec lui Rosalie Varda-Demy, créatrice de costumes puis directrice artistique et Mathieu Demy, comédien et réalisateur.

Photographe des débuts de Jean Vilar à la création du Festival d’Avignon en 1948, puis de la troupe TNP, Théâtre National Populaire, dont Gérard Philipe fut une figure emblématique. Elle réalise sa première exposition personnelle en 1954 dans la cour de sa maison, puis de nombreux reportages photographiques notamment en Chine et à Cuba. Au gré de ses voyages ou de ses rencontres, elle réalise des portraits d’anonymes ou de personnalités de son temps.

Passage au cinéma en 1954 sans aucune formation ni assistanat. Elle crée alors la société Ciné-Tamaris (une coopérative) pour produire et réaliser son premier long métrage, La Pointe courte, qui lui vaudra le titre de « Grand-mère de la Nouvelle Vague ».

Ses films les plus connus sont : Cléo de 5 à 7, Le Bonheur, Sans toit ni loi (Lion d’Or à la Mostra de Venise, en 1985), Jacquot de Nantes, Les Glaneurs et la glaneuse, Les plages d’Agnès, auto-biofilmographie poétique et ludique a trouvé écho dans le public et obtient le César du Meilleur Documentaire en 2009.

En décembre 2011, la série documentaire Agnès de-ci de-là Varda, 5 épisodes de 45 minutes, a été diffusée sur Arte. Ce sont des chroniques très libres de voyages, de rencontres avec des artistes célèbres ou moins connus, ainsi que des échanges sur l’art contemporain.

Agnès et Jacques ont passé plusieurs années à Los Angeles, où Agnès a d’abord tourné dans les années 1960 Lions love (…and lies), Oncle Yanco, Black Panthers, puis, dans les années 1980 Mur murs et Documenteur.

En 2003, Agnès Varda commence sa 3e carrière d’artiste plasticienne (cf. liste exhaustive des oeuvres & expositions sur le pdf). Ses installations sont exposées lors des Biennales de Venise et de Lyon, au S.M.A.K. de Gand, à la Fondation Cartier pour l’Art Contemporain et à la Galerie Martine Aboucaya à Paris, au CRAC de Sète, à la 41e édition de Basel Art Fair.

En 2007, une exposition dans la Chapelle Saint-Charles à Avignon : Je me souviens de Jean Vilar, témoigne des grandes années du Festival.

En juin 2010, Galerie Nathalie Obadia à Bruxelles : série des Portraits brisés.

En mars et avril 2012 le CAFA Art Museum de Pékin et le Hubei Art Museum de Wuhan en Chine ont exposé ses installations contemporaines, ainsi que les photographies qu’Agnès avait prises lors de son voyage en Chine en 1957.

De juin à août 2012, Le Voyage à Nantes avec deux nouvelles installations vidéo : Des chambres en ville et Paroles de squatteurs. Juillet 2012, Festival de La Rochelle : rétrospective de certains de ses films, ainsi que l’exposition de Patatutopia, et des photographies La cheminée patate et la série Patates cœurs.

Novembre 2012, rétrospective de ses films à Séville ainsi qu’une exposition au Centro Andaluz de Arte Contemporaneo : Las dos Orillas de Agnès Varda.

Sortie de l’intégrale en DVD des films d’Agnès, en un coffret TOUT(e) VARDA, coédité par ARTE France Développement et Ciné-Tamaris.

En janvier et février 2013, créations photographiques et installations vidéo inédites sous le titre Les Bouches du Rhône, à la galerie d’Art du Conseil Général à Aix-en-Provence, dans le cadre de Marseille-Provence 2013.

De février à avril 2013 la scène nationale du LUX à Valence a proposé une rétrospective de ses films et une exposition : Un peu de Varda à Valence.

De juin à août 2013, Bildmuseet, Umea, Suède, exposition personnelle : Les Veuves de Noirmoutier, 3 Autoportraits d’Agnès, La Terrasse Le Corbusier et Les gens de la terrasse, Ulysse (photo et vidéo), Portrait à volet vidéo : Pêcheur à Sète, Bord de Mer, Capture d’instants filmés. Courts métrages : Salut les Cubains, Réponse de femmes, Black Panthers, Oncle Yanco, Les 3 vies d’Agnès. 2 grandes photos en papier peint : Black Panthers et Salut les Cubains.

De mars à juillet 2013, Rêves de Venise, Institut Bernard Magrez, Bordeaux, exposition collective : Autoportrait à Venise devant une peinture de Gentile Bellini.

De juin à septembre 2013 : Dinard, L’amour atomique (exposition collective) : Bord de Mer, Dépôt de la cabane de plage.

Novembre 2013 : LACMA (Los Angeles), Agnès Varda in Californialand :
- Shack of Cinema (création spéciale pour Los Angeles d’une nouvelle cabane avec une pellicule originale 35 mm de Lions Love… and lies)
- Série de photographies d’Agnès Varda, des années 67-69 et 1980, vintages ou retirages
- Grand mur de documents, photographies et éléments hétérogènes autour du film Lions Love (… and lies) (vintages ou reproductions)
- TV Set : installation d’un moniteur (à l’image de celui du film) diffusant 5 extraits de Lions Love (… and lies) en boucle.

De février à mars 2014 : exposition TRIPTYQUES ATYPIQUES à la Galerie Nathalie Obadia, Paris.

Novembre 2014 : PARIS PHOTO, première exposition photographique d’Agnès Varda en 1954 exposée avec la Galerie Obadia au Grand Palais.

Novembre 2015 : exposition Varda / Cuba au Centre Pompidou.

De février à mai 2016 : exposition Agnès Varda Patates & compagnie au Musée d’Ixelles.

Aujourd’hui, le travail d’Agnès Varda combine, alterne et met en abîme sa vision et sa pratique de la photographie, du cinéma, de la vidéo et de l’espace.

Jurée pour la compétition au Festival de Cannes en 2005. Présidente du jury de la Caméra d’or au Festival de Cannes en 2013.

Quelques prix : 1964 : Ours d’argent à la Berlinale et Prix Louis Delluc pour Le Bonheur 1984 : César pour Ulysse 1985 : Lion d’Or à la Mostra de Venise pour Sans toit ni loi 2001 : European Film Award pour Les Glaneurs et la glaneuse 2009 : César pour Les Plages d’Agnès

Prix d’honneur : 2001 : César 2002 : Prix René Clair de l’Académie française 2010 : Carrosse d’Or de la SRF 2014 : Pardo d’Onoro à Locarno 2014 : Académie du Film européen 2015 : Palme d’Or d’Honneur au Festival de Cannes 2016 : Prix Max Beckmann de la ville de Francfort